Les Floralies a Conceze
Concèze

6ème Journée Nationale du Village

Dimanche 1er septembre à CONCEZE.

Comme les années précédentes, j’ai consacré mon dimanche à la journée nationale du village à Concèze. Casse-croûte substantiel le matin, en plein air ; Je ne fais qu’une frotte à l’ail par an, c’est ce jour là, avec à la sortie, une haleine assez chargée pour faire tomber toutes les mouches du canton, plus besoin de "fly-tox".

L’évènement était couplé avec le passage des cyclo touristes qui effectuaient la "randonnée de la pomme", Concèze étant une halte intermédiaire. La tête de ces gens arrivant sur cette petite place et tombant sur toute cette bande de joyeux lurons en train de faire ripaille, soignant leur cholestérol à grands coups de tartines bien emplâtrées de rillettes. Quelques uns d’ailleurs, salivant, se rapprochaient de plus en plus près de notre table, pour quémander un bout de pain garni de fromage blanc, que, grands seigneurs, nous leur offrions de grand cœur.

Pendant ce temps, sur le plancher aménagé à cet effet, le groupe folklorique, accompagné de ses deux jeunes talentueux accordéonistes, nous ravissait par la qualité de leur démonstration, faisant preuve d’une souplesse et d’une dextérité que j’ai perdue depuis belle lurette.

En fin de matinée, après un apéritif au petit goût de "reviens y", à base de framboise, réputation oblige, il ne s’agissait plus de rigoler. Le corrézien a pour réputation de bien se tenir à table, il ne faut pas lui en promettre, nous allions donc vérifier sur le tas ce qu’il en était.

L’attente ne fut pas déçue, le bouillon arriva, servi chaud à souhait, non pas un petit brouet clairet mais quelque chose qui se tenait, la louche pouvait plonger et l’on ramenait du légume. La carotte dit-on, donne bon teint et aussi belles cuisses, je ne sais si j’ai les deux, mais je ne me suis pas privé d’en manger. Le chabrol fait, (je m’y suis mis depuis longtemps), il pouvait se lire, rien qu’à la couleur des visages, un début de contentement non déguisé.

Une équipe de France Bleu Limousin se tenait dans la salle et prenait quelques prises de vues, s’apprêtant d’ailleurs à prendre le large. Le maire les rattrapa et, fin madré, réussit à les retenir, quelques prises de vue supplémentaires seraient toujours bénéfiques pour la commune... et surtout à moindre frais. Pendant ce temps, serveuses et serveurs bénévoles déposaient sur les tables de gargantuesques plats de pot au feu. Les mandibules y allant bon train, les conversations faiblirent quelque peu, mais non l’entrain du groupe folklorique qui réussit à trouver assez de ressources pour nous divertir.

L’estomac calé, le bordeaux aidant, les conversations reprirent bon train, en attendant fromage et dessert. J’en profitais pour glisser un petit "poême" entre les mains de Mr Macary. J’ai du le lire, tout confus et tout gêné. Le café arriva à point pour aider les paupières à ne pas tomber davantage, accompagné de la "potion magique", liquide incolore, mais non inodore. Attention à ceux qui se laissent attraper, j’en ai fait partie, aussi, je me suis méfié.

Concèze est un village fleuri, pas d’une manière étriquée, mais abondante, arbustes, massifs, parterres nous lancent une profusion de couleurs chatoyantes. Une pensée pour les obscurs qui les entretiennent.

En vrai professionnel, Mr Jarrige, le pépiniériste, de ses commentaires et conseils nous a appris beaucoup de choses, les gens prenaient même des notes, c’est pour dire.

Descente à la Fontaine St Damien, mais à ce sujet, j’ai promis à Monsieur le Maire d’être muet comme une ....carpe. Il comprendra.

La fin de l’après-midi se précisait. Tout la journée, le soleil nous avait accompagnés, mais maintenant un petit vent frisquet et désagréable se levait, nous poussant à rentrer dans la salle polyvalente pour la clôture de la journée. Tout a une fin, les bonnes choses encore plus rapidement que les autres.

Mr Macary, dans sa petite allocution de fin de journée, avait une parole gentille pour tout un chacun, plus particulièrement pour Mr Terrasson, le feuillardier, auquel il remettait un diplôme de la commune. Je puis vous assurer qu’il était sincèrement ému de cette marque de reconnaissance. Il regrettait également que Mr le curé de Pompadour, n’ait pas pu venir plus tôt. Celui-ci lui répondit que, bien qu’en étant au pèlerinage de Notre Dame de Partout, il n’avait pas le don d’ubiquité.

Je pense avoir relaté aussi fidèlement que possible la journée du village, simple sans chichis, faire connaissance, communiquer, s’apprécier.

Alors à l’année prochaine C. Dupret

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