CONCEZE
La baie rouge aux saveurs
d'antan
Berceau de la framboise depuis 1957, Concèze, le village fleuri, a une
nouvelle
fois connu un franc succès hier, lors de la septième
édition de la Fête de la framboise.
LA chaleur
torride qui régnait, hier, sur toute 'la France, n'a pas
empêché les visiteurs de venir nombreux fêter la 7e
édition de la Fête de la framboise de Concèze.
Reçus en fanfare par la Banda d'Objat et
attirés par l'odeur alléchante des tartes tout juste
sorties du four, les visiteurs ont pris un plaisir réel
à déambuler entre les stands gastronomiques et
artisanaux, avant d'aller se rafraîchir à la buvette en
dégustant un savoureux kir à la crème de framboise
fabriqué à Collonges-la-Rouge.
Pour célébrer en beauté la reine d'un jour, le
comité organisateur a réuni autour d'elle une
cinquantaine de producteurs et artisans, dont certains
sont venus de loin pour honorer comme il se doit cette
baie aux allures sauvageonnes.
Inaugurées par la Banda d'Objat, les
festivités ont donc débuté à 10 h 30 par le coup
d'envoi traditionnel de la mise en vente de la tarte
géante aux framboises, «remake» du Retord Guiness 1997.
Vers 11 h 30, un vin d'honneur a été offert à, tous les
participants et invités, avant de passer à table
partager un déjeuner élaboré bien sûr à partir de
baies rouges. La Banda de Juillac a ensuite pris le
relais, animant un début d'après-midi légèrement
avachi par la chaleur. Mais dès 16 heures, l'ambiance
festive et chaleureuse a repris le dessus, laissant
présager un vin de l'amitié plutôt tardif en guise de
clôture.
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Nadia proposait
aux visiteurs
une liqueur de framboise.
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CONCÈZE AUTREFOIS
Pour présenter leurs produits, une
quinzaine de producteurs locaux et régionaux, des
habitués pour la plupart, ont invité la foule à goûter
les multiples façons de cuisiner « la, ronce de
l'Ida ».
Outre les framboises fraîches,
confitures, boissons, pâtisseries ou glaces ont
également titillé toute la journée les papilles des
estivants.
Nadia, participe à la manifestation pour la sixième
fois. Bien que la distillerie dans laquelle elle
travaille, produise d'autres fruits, la framboise a
régné, hier, sur son stand sous forme d'apéritif, de
crème pour le kir ou de digestifs. Des condiments, comme
le vinaigre de framboises, étaient aussi présentés. «
La plupart des produits sont des créations de
l'entreprise; mais certains sont directement issus de
recettes, anciennes retravaillées», a expliqué la
'jeune femme, précisant : «Notre attachement à cette
fête est d'autant plus fort qu'une grande partie des
framboises que nous avons est produite à Concèze ».
Plutôt partageuse, la baie rouge a laissé de l'espace à
d'autres produits du terroir, régionaux ou non, Miel,
,charcuterie de l'Aveyron, champagne... étaient donc de
la partie.
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Une quinzaine de producteurs
locaux et régionaux
ont invité la foule à goûter les multiples
façons
de cuisiner la framboise, la confiture par exemple |
ARTISANAT
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Louis Gras, artisan menuisier,
habitué des Floralies
et de la Fête de
la framboise depuis cinq ans.
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L'artisanat était là aussi, avec la
démonstration dans le village de vieux métiers. Louis
Gras, artisan ébéniste de Gramat, présente pour la
cinquième année des objets en bois travaillés à
l'ancienne : « Menuisier de profession, je 'suis
retraité depuis 5 ans. L'amour du bois et le fait
que ma femme tienne un commerce m'ont donné envie de
continuer mon : métier à la maison. J'utilise donc du
bois brut que je dégrossis à la machine et que je
termine à la main », a t-il expliqué. Dans ses 'mains
d'artisan, tous les types forme bois, prennent alors la
forme d'objet : le cornouiller pour les cannes, le noyer
pour les couads. L'orme ou le merisier pour les plateaux
de fromages.
L'artisanat était aussi à l'honneur. dans l'école primaire du bourg, attirant une foule de visiteurs
séduits par sept saynètes animées parmi elles, un
tonnelier, un amoureux transi qui offre , des fleurs à la
femme aimée et un vieille instituteur de la vieille
école qui fait cours à une classe de garçons, Le
mérite de cette ravissante exposition d'automates revient
à Jacques Desnoyers, artiste bricoleur qui aime à
inventer des automates dans son atelier de
Saint-Pantéon-de-Larche. Une très jolie manière de
ressusciter son enfance périgourdine et de redonner vie à tant plus fort qu'une grande
ses rêves.
E. S.
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